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Forum Spécial 80 & 90

Publié par Nostradam

John Lennon est un auteur-compositeur-interprète anglais qui, hormis le fait qu’il aura fait partie d’un des groupes les plus connus des 50 dernières années, est l’un des compositeurs les plus prolifiques de l’histoire du rock.

L’enfance du petit John est assez compliquée. forte tête, bagarreur, élevé en partie par sa tante, le petit John ne va pas traîner longtemps sur les bancs de l’école.

Arrivé à l’adolescence, c’est en écoutant « Heartbreak Hotel » d’Elvis Presley qu’il a LA révélation : il sera musicien ou rien !

A 16 ans, il fonde en 1956 un premier groupe « Quarrymen » avec quelques potes. Dont l’un lui présente un an plus tard un certain…Paul McCartney.

Toujours en 1957, il intègre le Liverpool Collège of Art, en filière Arts et Lettre ou il ne restera que quelques mois, jouant de nouveau les bad boys. Dans le même temps, le duo Lennon/McCartney compose de plus en plus.

En 1958, McCartney présente Harrison à Lennon. Lennon, loin d’être convaincu accepte au final d’inclure ce nouveau membre dans son groupe. Et rebaptise quelque temps plus tard le groupe en « Silver Beetles ». Pour enfin l’appeler « The Beatles » en 1960, en référence à la Beat Generation.

Le groupe gagne en notoriété sur Liverpool mais c’est en Allemagne, du côté d’Hambourg, qu’ils décrochent leur premier contrat. Contrat qui les oblige à se produire dans les boites du quartier chaud de la ville. Lennon s’en donne à cœur joie côté provocations.

Il faut attendre l’année 1962 pour voir sortir le premier single « Love me do », titre qui connaît un joli succès d’estime Outre-Manche. Suivi en 1963 de l’album « Please please me ». Le succès du groupe dépasse les espérances et la « Beatlemania » prend tout de suite des proportions hors normes.

La renommé devient planétaire à partir de l’année 1964 grâce à une percée significative Outre-Atlantique. Mais Lennon vit mal cette célébrité fulgurante, se retrouve une nouvelle fois au sein de scandales qui le dépassent et se réfugie dans la boulimie. Il composera d’ailleurs « Help ! » en référence à ses dérives.

L’hystérie collective qui les entoure devient insupportable à partie de 1966 au point que le groupe décide d’arrêter de se produire sur scène. Tout se fait désormais en studio.

La consécration ultime arrive en 1967 avec la sortie du désormais mythique « Sgt Pepper’s lonely hearts Club » qui fait un véritable carton planétaire. Avec comme point d’orgue « All you need is love » qui fracasse tout sur son passage.

C’est à partir de 1968 qu’un certaine Yoko Ono, artiste japonaise d’avant-garde rencontrée lors d’une exposition en 1966, immisce dans la vie de l’artiste. Au point qu’il divorce de sa première femme et met enceinte la future.

Laquelle assiste aux séances d’enregistrement du groupe, chose formellement interdite jusqu’alors, ce qui crée de fortes tensions au sein de ce dernier. Ce qui n’empechera pas la sortie de l’album blanc et l’énorme succès qui en découle.

Durant l’année 1969, Lennon se détache de plus en plus du groupe au profit de sa carrière solo naissante pour le quitter définitivement en fin d’année.

Il va connaître son premier succès solo avec le titre « Instant Karma ! » qui sort en 1970 et qui connaît un beau parcours dans le Top singles anglais.

C’est un an plus tard, en 1971, qu’il va atteindre la consécration suprême en tant qu’artiste à part entière avec l’énormissime « Imagine », hit planétaire intemporel considéré aujourd’hui comme son Chef d’œuvre. Il en profite pour s’installer à New-York et milite de plus en plus en faveur de la paix ou de causes humanitaires.

Le reste de la décennie va être plus compliquée, avec une année 1972 où il agace fortement l’administration américaine par ses prises de positions. Et l’inspiration commence à faire défaut.

En 1973, c’est avec Yoko Ono que les choses se gâtent, au point que Lennon est contraint de s’exiler pendant plus d’un an à Los Angeles pour faire un break.

Il va enregistrer deux nouvels albums dans les années qui suivent mais au succès limité. En 1975, il retrouve Yoko Ono qui lui impose des conditions de vie drastiques. Laquelle tombe enceinte. Elle accouche d’un fils prénommé Sean, deuxième fils de l’artiste après Julian, né de son premier mariage.

Lennon décide d’elever ce nouveau fils, chose qu’il n’a pas fait pour le premier et met sa carrière entre parenthèse à partie de 1975. Parenthèse qui va durer 5 ans.

Il revient en force à partir de 1980 grâce à l’album « Double fantasy ». Retour en force stoppé net le 8 Décembre de la même année par un déséquilibré du nom de Mark David Chapman. Lequel tire sur le chanteur à 4 reprises alors que ce dernier rentrait chez lui, le blessant mortellement. Geste aux origines plus qu’obscures…

Décès qui produit une onde de choc au niveau planétaire et qui fait littéralement exploser les ventes de l’album. Il s’en vendra près de 7 millions d’exemplaires à travers le monde. Album dont sera extrait le deuxième joyau de Lennon à savoir « Woman ».

Un dernier album posthume sortira en 1984 sous le nom de « Milk and honey », album dont seront extrait principalement « Nobody told me » et « Borrowed time ».

Le destin aura donc été plus fort que tout pour cet artiste hors norme, tête brûlée, forte gueule mais également compositeur d’exception. Et qui aura laissé dans l’histoire musicale du XXème siècle des « Chefs d’œuvre » qui lui survivront encore pendant des décennies et des décennies…

A découvrir ou redécouvrir.

Discographie (entre autres...) :

  • Geave peace a chance 1969
  • Instant Karma ! 1970
  • Power to the people 1971
  • Imagine 1971
  • Happy Xmas (War is over) 1971
  • Mind games 1973
  • Whatever gets you thru the night 1974
  • #9 dream 1974
  • Stand by me 1975
  • Starting over 1980
  • Woman 1981
  • Watching the wheels 1981
  • Nobody told me 1984
  • Borrowed time 1984
  • I'm stepping out 1984
  • Jealous guy 1985
Le plus génial des mauvais garçons...

1969...Le titre de l'indépendance. Sur fonds de délire Flower Power. Une époque Beatles, incroyablement riche et prolifique, qui se termine pour l'artiste. Et une autre, tout aussi incroyable, qui commence cette fois-ci en solo...

1970...son premier méga hit planétaire en solo. Surement l'un de ses titres parmi les plus emblématiques. Un titre qui confirme une nouvelle fois le talent d'écriture exceptionnel de l'artiste

1971...une année 71 qui redémarre sous le mode de la contestation et du Peace and Love. Sous les pavés la plage...

1971...puis arrive la MERVEILLE. Un hymne planétaire oufissime dédié à l'entente entre les peuples et qui va devenir l'un des morceaux les plus importants du XXième siècle. Autant par sa qualité musicale que par la portée de ses paroles. Génial tout simplement !

1971...une succession incroyable de hits planétaires qui montre bien que le cerveau des Beatles, c'était bien lui !

1973...une année peu prolifique qui ne verra la sortie que d'un seul titre. Mais une nouvelle fois, quel titre !

1974...quand John se lance dans la Danse. Incroyable mais vrai. Un créneau aux antipodes de ses productions habituelles !

1974...John revient à ses fondamentaux et le résultat est une nouvelle fois somptueux. Pas forcément son plus gros succès mais indéniablement l'un de ses titres parmi les plus inspirés

1975...qui aurait pu penser que John fasse dans la reprise. Lui, la star incontestable et incontestée du moment. Sur une reprise de luxe du titre de Ben E. King datant de 1961. La copie ne vaut pas l'original mais peu importe, l'essentiel, c'est de participer !

1980...5 ans de break, 5 ans pour produire ce titre, 5 ans pour enregistrer le plus gros succès de sa carrière solo. Ca valait le coup d'attendre !

1981...sa 2ème MERVEILLE, cette fois-ci, un hymne sublime à la femme. Un titre une nouvelle fois à l'inspiration hors norme et qui montre de façon éclatante le potentiel énorme dont disposait encore l'artiste avant sa disparition

1981...3ème hit planétaire en cette nouvelle décennie. C'est un véritable festival. Le break de la fin 70 aura vraiment été un moment unique pour se ressourcer et aborder les années 80 du mieux qu'il soit ! Mais le destin, terrible destin, en décidera autrement...

1984...nouvelles sorties posthumes cette année là. En commençant par ce titre qui lance une année qui va se révéler des plus étonnantes côté morceaux inconnus de l'artiste...

1984...on retrouve un John en mode délire sur un titre indéfinissable, inclassable et complètement hors du temps. Ça lui arrivait de temps en temps...

1984...une année décidément particulièrement enjouée. Encore un titre, qui ne restera pas comme son meilleur, mais qui a le mérite évident de donner la patate !

1985...son dernier joyau. Aussi étonnant que cela puisse paraître, ce titre date de 1971. Un titre qui n'a pas pris une ride et qui montre, une dernière fois, l'incroyable et exceptionnel talent de ce génie de l'écriture musicale !

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