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Forum Spécial 80 & 90

Publié par Nostradam

Jean-Louis Aubert est un auteur compositeur interprète français plus particulièrement connu pour être l’un des membres fondateurs d’un des groupes les plus emblématiques des 30 dernières années côté français à savoir le légendaire groupe Téléphone.

Groupe dont il restera pour toujours le chanteur mythique et avec lequel il peut se vanter d’avoir vendu pas moins de 6 millions de disques.

Doué pour la musique dès son adolescence, il forme à l’âge de 15 ans son premier groupe Masturbation avec deux potes du Lycée Pasteur de Neuilly Sur Seine. Deux potes et pas des moindres que sont Louis Bertignac et Olivier Caudron. Nous sommes alors en 1970.

Il obtient un Bac C en 1973 mais peu enclin à suivre de longues études, il part l’année suivante effectuer un road trip qui durera environ 5 mois aux Etats-Unis. De retour à Paris quelque temps plus tard, il forme un nouveau groupe Sémolina en 1975 après avoir rencontré un certain Richard Kolinka, batteur de son état…

Le groupe enregistre un premier 45 Tours « Et j’y vais déjà » en 1976. Qui n’aura malheureusement qu’un succès très relatif. Toujours en 1976, Aubert et Kolinka se retrouvent seuls alors qu’ils doivent se produire en concert au Centre Américain de Paris. Par miracle, ils trouvent au dernier moment 2 musiciens libres, son pote de lycée Bertignac et une certaine Corinne Marienneau. Tous deux ex membres des Shakin’ Street.

La mayonnaise entre les quatre va prendre tout de suite, le groupe se rebaptise Téléphone et les talents d’écritures d’Aubert vont leur permettre rapidement de se faire une place parmi les grands avec des titres comme Hygiaphone et Métro (C’est trop).

Tout va soudainement s’accélerer en 1979 lorsque sort l’album « Crache ton venin », album aux ¾ composés par Aubert et qui produira notamment « La bombe humaine ». L’album va se vendre à 450 000 exemplaires et la notoriété du groupe va littéralement exploser.

La belle aventure va durer 7 ans, produire 5 albums studios de renom, produire de nombreux hits et remplir les plus grandes salles de concerts, sans compter les stades. Mais les querelles d’Ego et l’usure inévitable liée au haut niveau vont avoir raison de ce bel ensemble qui se sépare en avril 1986.

Le quator explose alors en deux groupes distincts : Aubert’n’Kocomposé de Jean-Louis Aubert et Richard Kolinka et Bertignac et les Visiteurscomposé de Louis Bertignac et Corinne Marienneau.

Aubert’n’Ko connaît un premier succès d’envergure la même année avec le titre « Juste une illusion ». Suivi un an plus tard en 1987 de l’album « Plâtre et ciment », qui malgré des débuts difficiles, va connaître lui aussi les faveurs du public au point de se vendre à plus de 150 000 exemplaires.

Deux s’écoulent avant que ne sortent en 1989 l’album « Bleu blanc vert », au son résolument novateur par rapport à tout ce qu’Aubert a pu faire auparavant, notamment lors de la période Téléphone. Album foncièrement tendance écolo et qui produira deux titres phares que sont « Voilà c’est fini » et « Sid’Aventure ».

Ce ne sont pas deux ans mais quatre qui vont s’écouler pour voir sortir l’album suivant « H », album qui voit le jour en 1993, se vend à plus de 400 000 exemplaires (!) et ne traite plus d’écologie mais s’interroge cette fois-ci sur le sens de la vie. Dont sera extrait principalement l’énormissime « Temps à nouveau ».

Un an plus tard en 1994 sort le magnifique single « Les plages », titre qui restera comme l’un des titres phares de sa discographie.

Nouvel album « Stocholm » en 1997. Qui à l’inverse du précédent se vend mal. A peine 100 000 exemplaires. Un léger trou d’air qui n’entachera en rien la suite de la carrière de ce surdoué de la composition. Car d’autres albums vont sortir par la suite, et pas des moindres, mais nous aurons l’occasion d’en reparler…

A découvrir ou redécouvrir.

Discographie (entre autres...) :

  • Juste une illusion 1986
  • Platre et ciment 1987
  • Les plages 1987
  • Quand Paris s'éteint 1987
  • Locataire 1989
  • Voilà c’est fini 1990
  • Sid’aventure 1991
  • Temps à nouveau 1992
  • Entends-moi 1992
  • Toi que l’on N’Homme pas 1992
  • Le bateau sous la terre 1994
  • Le jour se lève encore 1997
  • La p'tite semaine 1998
Voilà, c'est toujours pas fini...

1986...la page Téléphone venant de se refermer définitivement, le petit Jean-Louis décide alors de voler de ses propres ailes. Et dès le 1er titre solo, c'est direct dans le mille. On imagine la suite...

1987...comme un arrière gout sonore de Pink Floyd... Quoi qu'il en soit, et même si ce n'est pas l'effet recherché, force est de constater qu'il y a du talent derrière tout cela. Beaucoup de talent !

1987...après la consécration à plusieurs, voici venir la consécration solo. L'artiste signe ici l'un des plus beaux titres de la décennie et montre une nouvelle fois que c'était bien lui le Boss. Et qu'il compte le rester ! MA-GIS-TRAL !

1987...une magnifique année 87 avec un nombre hallucinant de titres Intimiste de très très gros calibre. Une inspiration sans cesse renouvelée qui fait de lui incontestablement l'un des meilleurs chanteurs de sa génération et de la décennie tout court

1989...après un début de carrière solo fracassant, la suite s'avère un peu plus compliquée à gérer en cette fin de décennie. Des morceaux intéressants, certes, mais qui manquent quelque peu de relief...

1990...la nouvelle décennie va le rebooster comme jamais. Il aura signé l'un des plus titre de la décennie 80 côté français, il va en signer un également pour la décennie 90. Le voici !

1991...une renaissance totale après plusieurs années de sur place. L'inspiration est de retour est ça se voit. Surtout, ça s'entend !

1992...encore un de ses morceaux parmi les plus emblématiques. Un style complètement en marge des standards sonores de l'époque, très, voire trop orienté rock, mais peu importe. C'est SON style et ça fonctionne parfaitement !

1993...il y a les style rock qui marche et celui qui marche un peu moins. Nous sommes ici plutôt dans la 2ème catégorie...

1993...il n'est jamais aussi efficace que dans le registre Intimiste. Car dans ce cas là, peu importe l'époque, c'est l'émotion et l'inspiration qui l'emportent sur les modes...

1994...le revoici en mode rockeux, et une nouvelle fois, ce n'est pas forcément ce qu'il fait de mieux. Peut et doit mieux faire !

1997...petit trou d'air de 3 ans. On le retrouve en 97 quelque peu assagi et dans un style plus affiné, même si la base reste une nouvelle fois rock...

1998...une fin de décennie 90 à l'image de la fin de la décennie précédente, c'est à dire en dents de scie. Il a vraiment du mal avec les fins de période... Rende-vous la décennie prochaine...

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