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Forum Spécial 80 & 90

Publié par Nostradam

Paul Simon est un chanteur et compositeur américain qui peut se vanter d’avoir récolter à ce jour 16 Grammy Awards, soit en duo avec son compère Art Garfunkel, soit en solo. Compère qu’il rencontre à l’âge de 11 ans et avec lequel il formera quelques années plus tard l’un des duo les plus fameux des années 70.

C’est aux alentours des 13 ans qu’il compose son premier titre « The girl for me », titre qui deviendra quelques années plus tard le premier titre officiel du duo magique. Et c’est 3 ans plus tard, en 1957,  qu’il va connaître son premier titre classé lorsqu’il compose, toujours avec Garfunkel, le titre « Hey, schoolgirl » qui sortira sous le nom de groupe Tom & Jerry

Simon va écrire pas moins de 30 chansons entre 1957 et 1964, sous différents Label et sous différents pseudonymes tels que Jerry Landis, Paul Kane et autre True Taylor. Il connaîtra également un joli succès d’estime avec le titre « Motorcycle » sous le nom de groupe Tico & The Triumphs.

Tout bascule à partir de l’année 1964 lorsqu’il forme officiellement le duo avec Garfunkel. Ils sortent un premier album « Wednesday morning, 3A.M. » qui passera au départ relativement inaperçu.

Désabusé, Simon part se ressourcer Outre-Manche et poursuit une carrière solo en jouant dans des clubs et bars locaux. Il en profite pour s’imprègner d’un maximum d’influences de là bas, compose un nouvel album  « The Paul Simon songbook » qu’il sort peu de temps après. Malheureusement, cela ne change en rien la donne et c’est un nouvel échec.

Retour Outre-Atlantique à partir de 1965, le titre « Sounds of silence » de l’album « Wednesday morning » est retravaillé et proposé aux radios. Et cette fois-ci, le titre fait un véritable carton, non seulement aux Etats-Unis mais également dans le monde entier. La carrière de l’artiste prend cette fois-ci une accélération fulgurante.

Le duo  se reforme alors et va produire pas moins de 4 albums dont le cultissime « Bridge over trouble water » qui sort en 1970. Auquel se rajoute l’enormisime « Mrs. Robinson », sorti en 1968,  et qui restera incontestablement comme l’un de leurs Chefs d’œuvres.

Et malgré le succès gigantissime de l’album, le duo finit par se séparer la même année. Simon sort un album qui porte uniquement son nom 2 ans plus tard. Un album très étonnant, typé World Music et qui sera considéré comme l’un des tous premiers albums de reggae fait par un musicien blanc. Les critiques sont unanimes sur la qualité évidente de l’opus et le single « Mother and child reunion » qui en est extrait va faire un véritable carton planétaire. Au point de donner officiellement le top départ véritable de la carrière solo de l’artiste.

Un an plus tard, en 1973, sort l’album « There goes rhymin’ Simon », lequel va faire quasiment aussi bien que son prédécesseur. Notamment grâce aux titres phares « Kodachrome » et « Loves me like a rock » qui deviennent, eux aussi, des méga hits planétaires.

Nouvel album en 1975 « Still crazy after all these years ». Autant l’album precedent fut léger et aérien, autant celui-ci va explorer un côté plus sombre de l’artiste. Côté sombre mis en avant par la phase dépressive que traverse l’artiste après son divorce. Ce qui ne l’empeche pas de signer plusieurs titres de très gros calibre dont l’énormissime single « 50 ways to leave your lover » qui va truster, lui aussi, le sommet des Charts. Les récompenses pleuvent, autant pour l’artiste que pour l’album.

La deuxième moitié de la décennie 70 le voit moins actif dans sa carrière solo et plus actif dans des projets extérieurs. Seul succès notable coté solo, le titre « Slip slidin’ away » sorti en 1977.

Il faut donc attendre le changement de décennie et l’année 80 pour le voir sortir un nouvel album avec « One-Trick pony ». Album au succès certain mais limité, un succès limité par la concurrence féroce de la vague Disco. Album tiré du film du même nom écrit par Simon et dans lequel il fait également l’acteur. Un seul titre sortira son épingle du jeu à savoir « Late in the evening ».

La fin 70 fut une période de repli et de succès mitigé pour l’artiste. Le début 80 va se dérouler plus ou moins de la même façon. L’album « Hearts and bones » qui sort en 1983 restera dans l’histoire comme le moins bien classé de toute sa discographie. Alors qu’il est considéré par certains comme l’un de ses meilleurs…allez comprendre !

Il va falloir 3 ans à l’artiste pour s’en remettre . Un mal pour un sacré bien car l’album qui va sortir en 1986 va rencontrer, lui, un succès hallucinant. Enregistré en Afrique du Sud, influencé autant par la Pop que par la World Music, « Graceland » va tout fracasser sur son passage. Au point devenir, à l’inverse du précédent, l’album le mieux classé de toute la discographie de l’artiste. Notamment grâce à des titres comme « You can call me Al », « Graceland » et « The boy in th bubble », la palme du plus gros succès étant à mettre à l’actif du 1er titre. L’album récoltera également un nombre de récompenses impressionnant.

Fort de ce succès métissé, Simon retente le coup 3 ans après et revient en 1990 avec un nouvel album une nouvelle fois aux couleurs exotiques, cette fois-ci brésiliennes, « The Rythhm of the saints ». Une recette qui décidément fonctionne bien, car l’album est à son tour un énormissime succès. Paradoxalement, un seul titre connaîtra les faveurs du public à savoir « The obvious child »

Le concert qu’il va organiser dans Central Park en 1991 va servir de point d’orgue à ces 2 albums lorsqu’il décide de mettre en scènes des groupes africains et sud-américains. Un concert géantissime, qui va attirer plus de 750 000 spectateurs et qui restera comme l’un des plus grands concerts de tous les temps.

Un énorme triomphe qui sera malheureusement le dernier, ce qui sortira par la suite n’apportera quasiment aucun succès notoire à l’artiste. Que ce soit les disques ou des productions musicales…

A découvrir ou redécouvrir.

Discographie (entre autres...) :

  • True or false 1958
  • Motorcycle 1961
  • Mother and child reunion 1972
  • Kodachrome 1973
  • Loves me like a rock 1973
  • The sound of silence 1974
  • Gone at last 1975
  • 50 ways to leave your lover 1975
  • Slip slidin’ away 1977
  • Late in the evening 1980
  • Allergies 1983
  • You can call me Al 1986
  • Graceland 1986
  • The boy in the bubble 1987
  • The obvious child 1990
  • Something so right 1995
Vous pouvez l'appeler Al...

1958...impossible d'imaginer à ce stade la suite oufissime qui attend ce p'tit jeunot qui pour l'instant officie sous le nom de Jerry Landis... Il y a du talent mais on n'imagine pas à quel point...

1961...les choses sérieuses commencent. Toujours dans un style typique de l'époque, le jeune chanteur enregistre son premier succès. Cette fois-ci, la machine est bel et bien lancée...

1972...le reste de la décennie 60 va être consacrer à un petit duo...avec un certain Garfunkel. Un des duo les plus incroyables de l'histoire de la musique moderne et qui produira plusieurs titres parmi les plus célèbres de cette fin de XXième siècle. La page duo s'étant refermée en ce début de décennie 70, le revoici métamorphosé. Tout a évolué : le style, la voix, le tempo. Un changement radical !

1973...la page Simon & Garfunkel étant définitivement refermée, l'artiste a désormais libre cours pour donner le meilleur de lui-même en solo et surtout dans son propre style. Et il ne s'en prive pas et ça paye. C'est top hit planétaire sur top hit planétaire !

1973...des influences multiples le traversent en ce début de décennie, c'est indéniable. Quoi qu'il en soit, le public aime quant on voit le niveau des scores de ventes plus qu'impressionnants !

1974...un seul titre en 1974 provenant d'un album live mais pas n'importe quel titre. L'un des joyaux du duo magique, datant de 1964 et repris tout spécialement pour ce live. CUL-TI-SSIME !

1975...après la World Music, voici venu le temps du Gospel. L'artiste emprunte toutes les voix musicales possibles et brouille les pistes à volonté...

1975...le voici de retour en mode Intimiste et sur ce créneau, il est l'un des meilleurs au monde. Ce titre restera indéniablement comme l'un de ses plus emblématiques et de la décennie 70 tout court !

1977...et que dire de celui-ci ! Toujours dans le même registre, ce titre là va faire quasiment aussi fort que son prédécesseur. Tout simple mais d'une efficacité redoutable !

1980...il aura connu la décennie 50, la décennie 60, la décennie 70 et le voilà qui entame sans aucun complexe la décennie 80. Et l'histoire va montrer qu'il n'a aucune crainte à avoir sur la suite des événements !

1982...après une année 82 à vide, le voici revenir en grande forme. Avec un titre qui ne sera pas forcément son meilleur mais il est notable de constater que le style a évolué, c'est clair

1986...nouveau trou d'air entre 1984 et 1985. Et retour fracassant avec ce qui restera surement comme l'un de ses plus gros succès. Il signe ici un des plus gros hits Dance de la décennie, sur un style une nouvelle fois à base de World Music, influences qui lui sont chères. MA-GIS-TRAL !

1986...énormissime année 86 avec un 2ème top hit dans la foulée. Indéniablement, son meilleur Cru de la décennie. Une inspiration qui aura pris le meilleur de toutes les influences de chaque décennie qu'il aura traversé. Un génie rare...

1987...on repart à peu près sur les mêmes bases que l'année précédente. Un style de plus en plus décalé par rapport à l'époque mais pour l'instant, il résiste et le public continue de suivre !

1990...une longévité exceptionnelle ! Après une fin de décennie 80 où il ne passera plus grand chose, le voici arrivé une nouvelle fois dans la suivante. Il signe ici son dernier top hit notoire. Il fallait bien que cela arrive un jour...

1995...il ne fera pas mieux en cette décennie 90. Autant finir sur cette jolie ballade, une de plus. Mais quelle carrière !

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