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Forum années 80 & 90

 

 

 

Publié par Nostradam

Dalida, de son vrai nom Iolanda Gigliotti, fut une chanteuse française d’origine italienne qui démarra sa carrière artistique, non pas dans la chanson, mais en étant élu Miss Egypte 1954 à 21 ans.  L’Egypte, pays où est installée sa famille et qui l’a vu naître.

Une famille aux gênes artistiques prédominants puisque le père est premier violon à l’Opéra du Caire et la mère couturière.

Fait marquant dans son enfance, alors qu’elle n’est âgée qu’à peine d’un an, la petite Iolanda va être victime d’une infection des yeux, l’obligeant à porter un bandage sur les yeux pendants 40 jours. Une infection qui aura des conséquences assez sévères sur sa vie future, notamment des maux de tête et surtout un strabisme convergent. Strabisme qui ne sera que partiellement atténué malgré plusieurs interventions chirurgicales.

La même année que son élection de Miss Egypte, elle décide de partir pour la France pour y tenter sa chance, notamment dans le cinéma. Malheureusement, les déconvenues sont nombreuses et elle se réoriente rapidement vers la chanson. On la voit se produire dans de petits clubs mais aussi, et surtout, à la Villa d’Este. Elle prend rapidement comme nom de scène Dalila. Mais la référence biblique est trop pesante et c’est Marcel Achard qui va lui suggérer de changer Dalila en Dalida.

Elle demande rapidement la nationalité française, qu’elle obtient. Et c’est un certain Bruno Coquatrix, récemment promu directeur de l’Olympia, qui va la remarquer en premier. Lequel lui suggère de se présenter au télé-crochet Les N°1 de demain qu’il organise. Nous sommes alors en 1956.

Sont présents ce jour là Eddie Barclay, jeune producteur qui à le vent en poupe et Lucien Morisse, diretceur des programmes d’Europe 1. Un Lucien Morisse qui va tomber littéralement sous le charme de la belle italo-egypto-française et décider la prendre sous son aile.

Il lui permet ainsi de sortir un premier 45 tours nommé « Madona » la même année. Titre qui passe relativement inaperçu, tout comme le second « La Violeterra », sorti également en 1956. Mais Morisse croit dur comme fer en la chanteuse et lui obtient le titre « bambino », prévu à l’origine pour Gloria Lasso. Titre qu’il fait enregistrer en un temps record à la jeune Dalida et qu’il fait passer en boucle sur les ondes de sa station de radio.

Le résultat est  immédiat : le titre est un énorme succès, se vend à plus de 500 000 exemplaires et propulse la jeune chanteuse sous les feux de la rampe de façon fracassante. Un bonheur n’arrivant jamais seul, ce succès inespéré lui permet de faire la première partie du spectacle de Charles Aznavour qui a lieu à l’Olympia quelques semaines plus tard.

Sa renommé est telle que son nom traverse l’Atlantique et on lui propose deux ans plus tard un pont d’or pour partir exercer ses talents du côté d’Hollywood. Proposition qu’elle refuse (et qu’elle refusera une deuxième, et dernière fois, en 1978…) !

Elle épouse Lucien Morisse en 1961 et enchaine les succès à une vitesse impressionnante. Notamment avec des titres comme « Come prima », « Gondolier », « Les enfants du Pirée » et autres « Romantica ». Son côté italo-méditerranéen fait sensation et plait à toutes les couches de la population. Elle est même la première chanteuse française à ouvrir un fan club.

Mais son mariage avec Lucien Morisse tourne vite au désastre et la liaison qu’elle entretient en parallèle avec l’artiste-peintre Jean Sobieski n’arrange rien. Un mariage qui se finira en divorce l’année suivante en 1962.

La génération Yéyé prend le pouvoir courant de la décennie 60 et même si elle n’est pas issue de ce courant qui renverse tout sur son passage, la jeune chanteuse s’adapte facilement et surtout, rapidement. Sortent ainsi des titres comme « T’aimer follement », « Itsi bitsi petit bikini » et autres « Le petit Gonzalès », des titres qui vont rapidement se transformer en gros succès.

Une adaptation qui va jusqu’à un changement radical de couleur de cheveux avec un passage au blond. Des changements qui lui profitent car elle devient rapidement l’une des chanteuses les plus populaires de ce milieu de décennie 60. Son frère Bruno, le cadet de la famille, la rejoint courant 1966 pour l’aider à gérer sa carrière. Une fonction de manager qu’il effectuera sous le nom d’Orlando,, nom qui est en vérité le prénom du frère ainé.

Une décennie 60 qui ne va malheureusement pas réserver que de bonnes surprises à la chanteuse. Elle va traverser l’année suivante en 1967 un drame épouvantable lorsque le jeune auteur-compositeur italien Luigi Tenco, dont elle est dévenue très proche et avec qui elle vient de chanter « Ciao amore » en duo lors du célèbre Festival de San Remo, met fin à ses jours après leur prestation.

En effet, incapable de supporter la pression de la soirée, le jeune chanteur avant d’entrer sur scène boit trop et ingère une dose importante de tranquilisants. La prestation s’en ressent et le duo ne remporte pas le grand prix. Fou de rage, Luigi Tenco injurie les membres du jury puis regagne sa chambre d’hotel et s’y suicide. Dalida tentera de mettre fin à ses jours quelques mois plus tard incapable de se consoler de cette disparition brutale.

Dalida semble marque par une certaine malédiction concernant les hommes qu’elle fréquente puisque c’est au tour de Lucien Morisse, avec qui elle avait gardé de bons rapports, de mettre fin à ses jours 3 ans plus tard en 1970 dans des conditions particulièrement troubles.

Elle va se remettre difficilement de ces drames à répétition et le tout début de la décennie 70 va la voir évoluer une nouvelle fois, mais cette fois-ci au niveau spirituel. C’est Arnaud Desjardins, avec qui elle entretient une liaison, qui va l’initier à la philosophie orientale et lui faire prendre conscience de certaines choses. Une prise de conscience qui va presque lui faire arrêter la chanson.

Chose qu’elle ne fait pas au final mais elle décide tout de même de changer de répertoire. Elle reprend ainsi du Ferré, du Lama. Dans le même temps sortent des titres comme « Il venait d’avoir 18 ans », « Parle plus bas », « Paroles…paroles » et autres « Gigi l’amoroso » qui lui permettent de donner une image d’elle différente. Un « Gigi l’amoroso » qui fait un véritable carton planétaire en 1974.

Nouveau virage au milieu de la décennie avec une conversion au Disco, nouveau courant musical alors quasi inconnu en France. Pari osé mais pari gagnant notamment grâce à des titres comme « J’attendrai », « Femme est la nuit » mais aussi, et surtout, « Laissez-moi danser (Monday, Tuesday) » qui lui permet de cloturer la décennie en beauté. Elle livre également en 1977 un titre qui va devenir une référence dans tout le moyen-orient pour les décades à venir à savoir l’énormissime « Salma ya salama », titre inspiré du folklore égyptien.

Une décennie 70 qu’elle traverse aux bras d’un énième compagnon, un certain Richard Chanfray, qui se fait appeler du nom pompeux de Comte Saint Germain. Et même si ce dernier est quelque peu mégalo, il redonne un semblant de joie de vivre à la chanteuse et lui permet ainsi de croire encore un minimum à la vie.

La décennie suivante démarre en fanfare avec 18 huit représentations au Palais des Sports en 1980 en version show à l’américaine où la démesure du spectacle impressionne la France entière. Malheureusement, un bonheur qui sera vite terni par sa rupture avec Richard Chanfray.

Nouvelle désillusion en 1981 lorsqu’elle décide de soutenir François Miterrand, un soutient qui lui vaudra critiques et attaques de toute part. A tel point qu’elle décide de quitter le pays pour un certain temps l’année suivante en 1982.

Elle revient un an plus tard et se lance dans l’enregistrement d’un nouvel album. Album qui va produire un titre quelque peu prémonitoire à savoir « Mourir sur scène ». Une année 83 qui la voit rester sur la défensive par rapport à ce qui passé l’année précédente. Et qui la voit également frappée de plein fouet une nouvelle fois par le destin lorsque Richard Chanfray se suicide à son tour dans sa villa de St Tropez. Cette fois-ci, c’est le drame de trop.

Même si la vie continue, le cœur n’y est plus. Tout comme le mental. Et paradoxalement, c’est au cinéma qu’elle va trouver la force de rebondir, ce sera en 1986. Le cinéaste Youssef Chahine, metteur en scène égyptien, lui propose alors de jouer un rôle de grand-mère dans son nouveau film Le sixième jour. Le film est une véritable réussite, la prestation de Dalida est impressionnante et unanimement saluée par la critique.

Malgré ce succès inespéré dans un domaine qui s’était toujours refusé à elle, son mal être persiste. Et s’aggrave. Une nouvelle liaison, cette fois-ci avec un médecin, se finit une nouvelle fois mal. La chanteuse ne s’en remettra pas et met fin à ses jours le 3 mai 1987 dans sa maison parisienne au cœur du quartier de Montmartre.

Mort brutale qui mettra fin à la carrière exceptionelle d’une artiste qui ne l’était pas moins. Artiste hors norme, qui aura vendu pas moins de 120 millions de disques durant son vivant mais au destin particulièrement tragique. Qui aura connu tous les honneurs mais qui, au final, n’aura jamais trouvé le bonheur…

A découvrir ou redécouvrir.

Discographie (entre autres...) :

  • Madonna 1956
  • Bambino 1956
  • Buenas noches mi amor 1957
  • Gondolier 1957
  • Dans le bleu du ciel bleu 1958
  • Je pars 1958
  • Come prima 1958
  • La chanson d’Orphée 1959
  • Marina 1959
  • Les enfants du Pirée 1960
  • Itsi bitsi petit bikini 1960
  • 24000 baisers 1961
  • Nuits d’Espagne 1961
  • Loin de moi 1961
  • Plus loin que la terre 1961
  • Achète moi un juke box 1962
  • Le petit Gonzales 1962
  • Chez moi 1963
  • Quand revient l'été 1963
  • Chaque instant de chaque jour 1964
  • Amore scusami 1964
  • La danse de Zorba 1965
  • Il silenzio 1965
  • Je t’appelle encore 1966
  • Je reviens te chercher 1967
  • A qui ? 1967
  • Le temps des fleurs 1968
  • Les violins de mon pays 1969
  • Ballade à temps perdu 1969
  • Darla dirladada 1970
  • Ils ont change ma chanson 1970
  • Parle plus bas 1972
  • Paroles…paroles 1973
  • Il venait d’avoir 18 ans 1973
  • Gigi l’amoroso 1974
  • Anima mia 1974
  • Manuel 1974
  • Et de l’amour 1975
  • Mein lieber herr 1975
  • J’attendrai 1976
  • Besame mucho 1976
  • Le petit Bonheur 1976
  • Captain Sky 1976
  • Femme est la nuit 1977
  • Remember 1977
  • Salma ya salama 1977
  • Generation 78 1978
  • Ca me fait rêver 1978
  • Voilà pourquoi je chante 1978
  • The lambeth walk 1978
  • Problemorama 1979
  • Laissez moi danser 1979
  • Il faut danser reggae 1979
  • Gigi in paradisco 1980
  • Rio do Brasil 1980
  • Chanteur des années 80 1980
  • Americana 1981
  • Nostalgie 1981
  • Confidences sur la fréquence 1982
  • Mourir sur scène 1983
  • Femme 1983
  • Soleil 1984
  • Kalimba de luna 1984
  • Le temps d’aimer 1985
  • Le 6ème jour 1986
  • Pour en arriver là 1987
  • Quelque part au soleil 1988
  • Jusqu’au bout du rêve 1995
Bambino venait d'avoir 18 ans quand elle  partit le 6ème jour...

1956...les premiers pas d'une jeune égyptienne d'origine italienne alors totalement inconnue du public. Une jeune inconnue qui ne va pas le rester très longtemps...inconnue

1956...un début de reconnaissance qui arrive dès l'année suivante avec ce titre. En vérité une reprise de luxe du titre 'Guaglione', un standard napolitain sorti l'année précédente et dont l'un des premiers interprètes sera Aurelio Fierro. Entre autres...

1957...l'année 56 fut une année de rodage. L'année 57, elle, va voir la jeune Iolanda monter en puissance de façon spectaculaire. Notamment grâce à ce titre...

1957...titre après titre, le talent de la jeune Iolanda crève de plus en plus l'écran. Elle signe ici un premier titre de très gros calibre, tellement gros qu'il sera repris par Jodie Sands aux Etats-Unis et Petula Clark en Angleterre, rien que ça !

1958...nouvelle reprise de luxe qui va propulser la jeune chanteuse dans des hauteurs dont elle ne soupçonnai même pas l'existence. Cette fois-ci elle reprend le titre "Nel blu dipinto di blu" (plus connu sous le nom de "Volare") du chanteur italien Domenico Modugno sorti la même année. Une reprise en or qui tombe à point nommé. MA-GIS-TRAL !

1958....dans la série des reprises de luxe, cette fois-ci ce sera le titre "Alone" de Petula Clark qu'elle reprend de façon magistrale et qui lui donne une nouvelle occasion de montrer son dynamisme débordant

1958...nouvelle énormissime reprise qui fait d'elle l'un des plus gros phénomènes du moment. Les reprises de titres italiens lui portent particulièrement chance, la preuve ce ce titre de Tony Dallara datant de l'année précédente. MA-GIS-TRAL !

1959...après une année 58 absolument exceptionnelle qui aura vu la jeune chanteuse exploser aux yeux de la France entière, l'année 59 la voit consolider sa place de valeur sure. Et c'est partit pour durer !

1959...à chaque année son lot de reprises de luxe. Pour l'année 59, ce sera principalement ce titre de Rocco Granata sorti la même année. Un titre qui lui sied parfaitement et dans lequel elle peut mettre en avant sa débordante joie de vivre

1960...pour l'année 1960, la reprise de luxe sera cette fois-ci un titre de Melina Mercouri composée pour le film 'Jamais le dimanche". Et comme à chaque fois, la reprise est presque meilleure que l'originale. Un talent qui année après année prend indéniablement de plus en plus d'ampleur

1960...elle signe ici l'un des titres parmi les plus emblématiques des années 60 avec cette reprise de luxe du titre de Brian Hyland sorti la même année. Docteur Es reprises. MO-NU-MEN-TAL !

1961...quand Dalida reprend du Johnny Hallyday. A cette époque les 2 stars montantes n'en sont qu'au début de leur carrière. On connait la suite...

1961...c'est une suite ininterrompue de reprises de luxe avec cette fois-ci le titre de Ben E king "Spanish harlem" sorti quelques mois auparavant. Un début de carrière placée quasi exclusivement sous le signe des reprises à gogo. Tant que ça paie, pourquoi changer !

1961...cette fois-là, ce sera Johnny Tillotson et son titre "Without you" qui auront les faveurs de la jeune chanteuse. Pour un résultat fort sympathique comme d'habitude...

1961...Richie Allen et son "Stranger from Durango" sont mis cette fois-ci à l'honneur à travers cette reprise toute en finesse qui flotte littéralement dans l'air. Du bon boulot une nouvelle fois !

1962...chose rarissime, la voici en mode composition originale. Cela lui arrive de temps en temps. Mais l'on se doute que ça ne va pas durer...

1962...encore un titre parmi les plus emblématiques de la décennie. Nouvelle reprise de luxe du titre de David Dante "Speedy Gonzales" datant de 1961. Une version française qui fonctionne presque mieux que la version originale. E-NOR-MI-SSIME !

1963...une magnifique ballade tellement révélatrice du climat musical de l'époque. Un modèle du genre sublimé par une Dalida au meilleur de sa forme. MA-GI-QUE !

1963...on continue, encore et toujours, dans les reprises de luxe avec cette fois-ci la reprise du titre de Cliff Richard "Summer holliday" datant de la même année. Et une nouvelle fois, la copie vaut presque l'originale !

1964...encore un titre qui flotte littéralement dans l'air et qui montre clairement que la chanteuse devient année après année l'un des éléments majeurs de la scène musicale française

1964...pour l'année 64, la reprise de luxe sera celle du titre de John Foster portant le même nom et sortie la même année. Il est clair que la décennie 60 sera la décennie des succès Intimistes. Pour les succès Dance, il va falloir attendre encore un peu...

1965...cette fois-ci, elle reprend le titre phare de la BO du film 'Zorba le grec', énormissime film sorti l'année précédente et dont la musique a été composée par Míkis Theodorákis. Une BO mémorable qui sera à l'origine du fameux Sirtaki, danse spécialement crée pour l'occasion. Rien que ça !

1965...une déferlante de titres Intimiste que rien, ni personne ne peut arrêter pour l'instant. Mais tant que la qualité est là, pourquoi faire les difficiles. On savoure !

1966...les années passent en cette décennie 60 sans que la chanteuse ne modifie en quoi que ce soit son style musical. D'un autre côté, c'est ce qui assure aussi sa position en tête de la course. Pourquoi changer...

1967...un titre hommage, tout spécialement écrit pour conjurer la mort de Luigi Tenco, décédé dans les conditions que l'on connait. Initialement écrit pour la chanteuse, c'est Gilbert Bécaud en 1968 qui fera de ce titre l'un des plus marquants de la décennie

1967...les titres Intimistes somptueux se succèdent à une vitesse impressionnante. Il faut dire que la période n'est pas très propice pour la chanteuse à faire la fête. Et ça se ressent forcément dans les titres qui sortent...

1968...quand Dalida reprend un monument du folklore tzigane russe. Un titre interprété pour la première par Alexandre Vertinski dans les années 20 et popularisé pour la première fois dans les années 60 par les Limeliters. E-NOR-MI-SSIME !

1969...la fin de décennie n'échappera pas non plus à cette déferlante Intimiste qui aura marqué toute la première partie de carrière de la chanteuse. Que de titres somptueux sortis en l'espace de 10 ans et qui auront propulsé l"artiste au rang de star incontestée. Reste maintenant à rentrer dans la légende...

1969...très étonnamment, la chanteuse restera principalement dans l'histoire pour des titres Dance qui vont arriver dans les années qui vont suivre. Une injustice flagrante à la vue du nombre incroyable de titres Intimistes de toute beauté qu'elle aura interprété durant les années 60. L'injustice est réparée ici...

1970...nouvelle décennie et changement radical d'orientation musicale. La preuve avec ce titre très léger, nouvelle reprise de luxe d'un titre du folklore grec interprété pour la première fois en 1969 par Dionysis Savopoulos. Une chanson qui va devenir culte lorsqu'elle va servir en 1978 pour la BO d'un petit film nommé...Les bronzés. CUL-TI-SSIME !

1970...les décennies ont beau changer, la chanteuse continue de faire dans la reprise de luxe. Cette fois-ci, elle reprend le titre phare de Mélanie 'What have they done to my song' sorti la même année. Quoi qu'il en soit, les reprises continuent à lui profiter vu le niveau de succès atteint par sa reprise !

1972...la chanteuse s'attaque ici carrément à la BO du film Le Parrain, incontestablement l'un des films parmi les plus marquants de l'époque, et nous livre une somptueuse version chantée du thème principal. E-NOR-MI-SSIME !

1973...quand 2 des plus grandes stars de l'époque se réunissent pour pousser la chansonnette, on imagine que le résultat va être à la hauteur de leur réputation. Surtout lorsqu'ils reprennent un titre de la chanteuse Mina qui a déjà fait largement ses preuves la même année !

1973...ce qui restera surement comme l'un de ses titres parmi les plus marquants. Elle livre ici une copie Intimiste quasi parfaite sublimée grâce à son talent hors norme. MA-GIS-TRAL !

1974...et que dire de celui-là ! Elle enchaîne hit d'exception sur hit d'exception à une vitesse proprement sidérante. Des titres tout simple, légers et aériens à souhait et surtout d'une efficacité redoutable. Maîtresse du monde !

1974...rarement une artiste aura repris autant les titres des autres. Et toujours avec un brio et surtout un savoir faire quasi inégalés dans la profession

1974...une ENORME année 74 avec pléthore de titres à succès et une Dalida au meilleur de sa forme. Les années passent et la chanteuse atteint un niveau de maîtrise des événements quasiment sans égal. Du moins dans le domaine professionnel...

1975...un des rares moments où le destin laisse un peu de répit à la chanteuse. A chaque fois qu'elle pense enfin toucher au but dans sa vie sentimentale, les choses finissent toujours par lui échapper. Une malédiction qu'elle n'arrivera jamais à conjurer...

1975...une première moitié de décennie 70 qui la voit essentiellement rester dans un registre 'à émotions'. Ce qui ne sera pas vraiment le cas de la deuxième moitié...

1976...la première version française de cette chanson chantée par Rina Ketty date de 1938 et est en vérité une reprise du standard italien 'Tornerai'. Standard italien lui-même inspiré du 'Choeur à bouche fermée' présent dans l'opéra Madame Butterfly de Puccini. De l'opéra au Disco, une métamorphose absolument incroyable et surtout totalement réussie. MA-GIS-TRAL !

1976...un don incroyable pour transformer des morceaux d'une autre époque et en faire des morceaux à la modernité incomparable. Cette fois-ci, c'est le titre de la mexicaine Consuelo Velàzquez datant aussi des années 30 qu'elle reprend à son compte. Avec le succès que l'on sait !

1976...une année 76 où les reprises se succèdent à une vitesse supersonique. Elle rend hommage cette fois-ci au titre de Felix Leclerc et en fait une version enjouée et festive à souhait comme elle sait si bien le faire. Quel talent !

1976...une année 76 qui n'en finit pas et qui la voit arrivée au summum de son art et de sa popularité. Déjà 20 ans de carrière au compteur et quelle carrière !

1977...la Dalida Intimiste cède de plus en plus la place à la Dalida Dance. Une nouvelle partie de carrière parfaitement en adéquation avec son époque et qui va la voir produire plusieurs hits Dance parmi les plus marquants de la décennie

1977...cela ne l'empêche de revenir de temps en temps à ses fondamentaux. Un talent multi-facettes à la richesse incroyable et qui lui permet de survoler le commun des mortels avec une facilité déconcertante

1977...le MONUMENT ! Elle signe ici l'un des plus gros hits Dance de la décennie, un méga hit qui va rayonner bien au delà des frontières de l'hexagone

1978...une déferlante de hits Dance qui fait d'elle l'une des plus grosses machines à danser du moment. Une carrière vraiment hors norme qui l'aura vu traverser les décennies, et surtout les tendances, avec une facilité d'adaptation incroyable

1978...une sonorité hyper tendance qui fonctionne parfaitement et qui fait d'elle la reine des Dancefloor. Quand on voit tout le parcours accompli depuis qu'elle a quitté son égypte natale dans les années 50, on est proprement scotché !

1978...tout est fait pour faire d'elle la chanteuse incontournable du moment. Voici maintenir venir l'Ultimate Slow qui va bien, arme fatale en cette fin de décennie 70. Comment lui résister !

1978...comment faire du neuf avec du vieux. Pari risqué mais pari parfaitement réussi avec cette remise au gout du jour d'un titre datant de 1937 et vantant une rue particulièrement commerçante du quartier Lambeth de Londres. Encore l'un de ses titres parmi les plus emblématiques !

1979...retour en mode Dance et même si ce titre là ne restera pas comme le plus connu, force est de constater qu'avec elle, c'est quasiment succès garanti à chaque fois. Un savoir faire redoutable !

1979...ce qui restera incontestablement comme l'un de ses plus gros hits Dance. Elle signe ici tout simplement un titre qui non seulement va lui survivre mais qui continue également de nos jours d'enflammer les Dancefloor de bon nombre de soirées. MA-GIS-TRAL !

1979...la voici arrivée en mode reggae, elle ne nous l'avait pas encore faite celle-là ! Elle aura brillé de façon magistrale dans tous les registres, chose assez rarissime pour l'époque. Même si ce titre là n'aura pas le même niveau de succès que son prédécesseur, il n'est pas dénué d’intérêt, loin de là !

1980...encore un énormissime hit Dance qui lui permet d'entamer la nouvelle décennie de la meilleure des façons. Elle aura traversé la décennie 50, puis la décennie 60, puis la décennie 70 et de quelle manière. La voici arrivée dans la décennie 80, une décennie qui sera malheureusement la dernière. A tous points de vue...

1980...une décennie 80 qui la voit toujours au summum de son art mais qui la voit malheureusement profondément malheureuse dans sa vie privée. Un paradoxe qui ne va faire que s'accentuer avec les années...

1980...même si la concurrence devient de plus en plus rude, elle résiste et se maintient à un niveau d'excellence plus qu'impressionnant. Pas sur que cela dure encore très longtemps...

1981...le problème, c'est qu'elle est restée en mode Disco alors que la vague Funk est en train de tout submerger au niveau planétaire. Un décalage qui va la marginaliser de façon quasi irrémédiable...

1981...il y avait longtemps qu'elle n'avait pas fait dans la reprise. Elle adapte ici la chanson "Hearts" de Marty Balin qui sort la même année et qui sera l'un des énormes succès de l'année. La version de la chanteuse aura un peu moins de succès mais n'aura pas à rougir de la comparaison

1982...on sent qu'elle prend enfin la mesure des évolutions sonores de la décennie et livre ici une copie de fort bonne qualité. L'une de ses forces principales aura été de s'adapter aux exigences du moment et ce durant chaque décennie. Quel talent !

1983...un titre qui ne connaîtra pas un succès aussi considérable qu'il aura pu connaitre après le décès de la chanteuse. Comme le 'Show must go on' de Queen, il y a des titres qui rentre dans la légende après que leurs interprètes aient quitté cette terre

1983...il fallait l'oser aussi celle-là ! Quand Dalida s'attaque à un nouveau standard des années 30 et livre ici une version française du titre 'Smile', titre présent à l'origine dans le film 'Les temps moderne' de Charlie Chaplin et datant de 1936. Une version modernisée qui fonctionne ma foi fort bien comme bon nombre de ses reprises !

1984...même si la sonorité reste tendance, l'écart avec la concurrence devient de plus importante. Un début de décrochage qui sera impossible à enrayer et qui se finira malheureusement de la plus triste des façons...

1984...nouvelle reprise de luxe cette fois-ci sur un titre de Tony Esposito, et non pas de Boney M comme beaucoup le pense. Car le titre de Boney M est lui aussi une reprise du titre d'Esposito.sorti en 1984. Quoi qu'il en soit, la version de la chanteuse tient largement la route mais ne pourra enrayer le décrochage irréversible dont elle est victime...

1985...il est vrai que sa personnalité, et surtout son style, ne collent plus vraiment aux standards du moment et ce malgré une bonne volonté évidente de bien faire...

1986...puis arrive CE titre. On pensait la chanteuse reléguée aux oubliettes et la voici qui revient de façon fracassante sur le devant de la scène. Grâce à ce titre absolument somptueux qui restera comme l'un de ses titres parmi les plus inspirés. Mais qui sera malheureusement le dernier qu'elle enregistrera de son vivant. MO-NU-MEN-TAL !

1987...le début des titres posthumes. Encore un titre parmi ses plus emblématiques et qui a une résonance toute particulière surtout après sa disparition. Magnifique !

1988...une artiste hors norme multi générationnelle qui aura su embrasser tous les styles et toutes les modes sans jamais tomber dans la caricature. La marque des très Grandes !

1995...quand la jeune génération rend hommage à une icone du passé. Un titre totalement improbable qui mélange modernité extrême et standards du passé. Un bel hommage en forme de remerciement pour célébrer l'une des plus grandes chanteuses françaises de tous les temps. Une chanteuse dont la légende continue de se perpétuer 30 ans après sa disparition et qui n'est pas prête de s'éteindre !

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