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Forum années 80 & 90

 

 

 

Publié par Nostradam

Michel Fugain est un compositeur-interprète français qui, à l’origine, aurait du devenir neurochirurgien plutôt que chanteur. C’est son attirance pour le cinéma, notamment la Nouvelle Vague, qui va le pousser à embrasser une carrière artistique plutôt que médicale.

Arrivé à Paris à l’âge de 20 ans, il s’inscrit au cours Furetà partir de l’année 1964, cours au sein du quel il va croiser un autre débutant comme lui, à savoir un certain Michel Sardou. Et c’est justement Michel Sardou qui arrive à l’introduire chez Barclay. Une maison de disque qui va lui permettre de voir sortir ses premières compositions mais pas pour lui, ces dernières seront interprétées au départ par d’autres artistes tels qu’Hugues Aufray, Hervé Vilard, Dalida et autre Marie Laforêt…

C’est à partir de l’année 1967 que les choses deviennent sérieuses lorsqu’il arrive enfin à sortir son premier album solo, lequel va produire un premier succès d’envergure avec le titre « Je n’aurai pas le temps ». La carrière du chanteur est bel et bien lancée. Une carrière tellement bien lancée qu’on lui demande de composer l’hymne officiel des Jeux Olympiques d’hiver de Grenoble qui ont lieu l’année suivante.

Malgré ces différents succès, l’artiste hésite encore sur la suite à donner à sa carrière : continuer dans la chanson ou repartir dans le cinéma ? N’arrivant pas à se décider, il préfère lâcher du mou en cette fin de décennie 60 et lever quelque peu le pied.

Break qui ne dure pas puisqu’il revient en force côté musique au début de la décennie suivante avec d’une part la comédie musicale « Un enfant dans la ville » qui produira le titre phare « Ne cherche pas » et d’autre part un nouvel album. Nouvel album avec lequel il enregistre deux nouveaux succès grâce aux titres « Soleil » et « On laisse tous un jour ». Le choix est donc désormais évident : il est fait pour chanter.

Evidence qui va trouver son aboutissement avec la création du Big Bazar en 1972, troupe de onze musiciens-chanteurs-danseurs avec laquelle il va connaître une période créatrice absolument exceptionnelle. Troupe qui d’entrée marque profondément les esprits, et surtout son époque, avec le somptueux 45 Tours « Une belle histoire ».

Titre phare de l’artiste qui va être suivi rapidement par « Fais comme l’oiseau », reprise de luxe du titre « Vocé abusou » de la chanteuse brésilienne Maria Creuza et qui lui aussi va devenir un énorme hit.

Une aventure exceptionnelle qui se prolonge dans les années qui suivent avec la sortie en 1973 de deux autres titres parmi les plus emblématiques du chanteur à savoir  « Chante…comme si tu devais mourir demain », mais aussi, et surtout, « La fête ». Ainsi que « Libre (En roue libre) » un an plus tard en 1974, « Les Acadiens » en 1975 et « Le printemps » en 1976.

Une euphorie qui va commencer à retomber à partir de l’année 1977, date à laquelle de nouveaux courants musicaux voient le jour au niveau planétaire, changements que l’artiste ne voient pas vraiment venir et qui vont assombrir rapidement son horizon. Et qui vont surtout signer l’arrêt de mort de sa troupe.

On retrouve donc un Michel Fugain une nouvelle fois en plein doute en cette fin de décennie 70, période délicate pour lui où il va préférer prendre du recul une nouvelle fois. Il en profite alors pour s’installer dans le sud de la France afin d’y créer un atelier école plus spécialement destiné aux jeunes artistes en devenir. Aventure qui durera jusqu’en 1982.

Puis il part vivre un temps aux Etats-Unis mais revient dès l’année 1985 malgré le fait que tout le monde le considère comme fini. Un retour pour le moins gagnant car il sort cette année là le single « La fille de Rockfeller », single qui connaît un succès non négligeable et qui montre surtout qu’il va falloir encore compter sur lui pour les années qui viennent.

Mais c’est surtout trois ans plus tard, en 1988, que le chanteur obtient sa plus belle revanche avec l’album « Des rêves et du vent », album qui va se vendre à plus de 100 000 exemplaires et qui va produire son plus gros succès de la décennie avec le titre « Viva la vida ».

Titre qui sera malheureusement son dernier succès notoire car tous les albums qui sortiront par la suite ne rencontreront qu’un succès limité. Des revers à répétition qui accéléreront la  disparition progressive, et cette fois-ci inéxorable, de l’un des artistes parmi les plus talentueux de sa génération. Un artiste hors norme qui pourra toujours se vanter d’avoir laisser dans l’histoire musicale de cette fin de XXième des trésors dont il ne peut qu’être fier.

A découvrir ou redécouvrir.

Discographie (entre autres...) :

  • C’est que je t’aime 1966
  • Joe emmène moi 1966
  • Un moral d’acier 1967
  • Daisy 1967
  • Les fleurs de mandarine 1967
  • Je n’aurai pas le temps 1967
  • Je n’ai pas changé 1968
  • Le temps met longtemps 1969
  • Quand l’oiseau chante 1969
  • Balade en Bugatti 1970
  • Les rues de la grande ville 1971
  • Soleil 1971
  • On laisse tous un jour 1971
  • Ne cherche pas 1971
  • Fais comme l’oiseau 1972
  • Une belle histoire 1972
  • Attention Mesdames et Messieurs 1972
  • Chante…comme si tu devais mourir demain 1973
  • La fête 1973
  • Bravo monsieur le monde 1973
  • Tout va changer 1974
  • Sabbat 1974
  • Libre (En roue libre) 1974
  • Les acadiens 1975
  • Le vent se lève 1975
  • Le printemps 1976
  • Le grain de sable 1976
  • Le chiffon rouge 1977
  • Fantaisie bleue 1977
  • Papa 1978
  • La vieille dame 1978
  • Loulou 1979
  • Bonjour nostalgie 1979
  • Les ailes dans le dos 1979
  • Les Sud Américaines 1980
  • Le cœur au sud 1983
  • Ou tu voudras, quand tu voudras 1984
  • La fille de rockfeller 1985
  • Librement 1986
  • Viva la vida 1986
  • Des rêves et du vent 1987
  • Ou s’en vont 1989
  • Les années guitare 1989
  • Chanson pour les demoiselles 1990
  • Comme une histoire d’amour 1990
  • Chaque jour de plus 1991
  • Forteresse 1992
  • Les soirs d’été 1993
  • Plus ca va 1995
  • 2000 ans et un jour 1998
  • Je laisse 1999
Une belle histoire...

1966...une jolie ballade en guise de hors d'oeuvre pour ce jeune inconnu. Un jeune inconnu qui ne va pas le rester longtemps...inconnu. Mais à ce stade, personne n'imagine l'immense carrière qu'il va réaliser derrière...

1966...des débuts tendances qui voit le jeune Michel coller parfaitement à l'air du temps. Malheureusement, le succès peine à montrer le bout de son nez...

1967...toujours aussi rythmé, toujours aussi tendance mais cela ne suffit toujours pas à faire bouger les lignes. Il va falloir encore être patient...

1967...ce qui est sur, c'est que sa polyvalence est évidente. Il est aussi bon dans les titres rythmés que dans les titres au tempo nettement plus feutré. Forcément de bon augure pour la suite des événements !

1967...sa bonne volonté est évidente et il ne se décourage pas d'un poil. Et l'avenir va sacrément lui donner raison sur le fait de ne rien avoir lâché...

1967...puis arrive CE titre ! Il va signer ici tout simplement l'une des plus belles ballades de la décennie et entrer One Shot dans la cour des Grands. Un titre somptueux qui va changer son destin pour toujours. MA-GI-QUE !

1968...difficile, voire impossible pour ce titre, de rivaliser avec son prédécesseur tant la barre a été mise haute. Peu importe, la dynamique du succès est en place et il n'y a plus qu'à dérouler

1969...une décennie 60 qui tire à sa fin et qui aura vu l'éclosion d'un futur très Grand. Tout est désormais en place pour le grand feu d'artifice...

1969...tout est en place mais il est clair qu'il manque encore le petit + qui fait toute la différence. Notamment la côté festif et enjoué que le jeune chanteur va devoir rapidement intégrer dans ses compositions...

1970...la métamorphose, la voilà. Un changement salutaire qui tombe à point nommé et qui va permettre à l'artiste de réaliser de très grandes choses incessamment sous peu...

1971...le contraste est saisissant entre le Fugain des années 60 et ce qu'il propose désormais aujourd'hui. Chaque titre qui sort désormais est une véritable réussite et ce n'est pas prêt de s'arrêter !

1971...après la décennie 60 qui l'aura vu arc-bouté sur des titres certes de qualité mais quelque peu sombres, le voici enfin totalement libéré et libre de ses mouvements. On voit le résultat !

1971...une belle et GROSSE année 1971 avec pléthore de titres et surtout un style et une sonorité qui n'ont plus rien à voir avec ce qu'il proposait avant. Tout bon !

1971...le chanteur a parfaitement saisi l'humeur de son époque et chaque titre sorti correspond exactement aux attentes du public. On imagine donc que la suite va être énorme...

1972...et ça, pour être énorme, elle va être énorme la suite. En commençant par CE titre qui va devenir un énorme succès dans l’hexagone et faire littéralement exploser la notoriété de l'artiste. Le tout grâce à cette reprise de luxe du titre d'Antonio Carlos et Jocafi " Você abusou" datant de l'année précédente. MA-GIS-TRAL !

1972...mais sans compte sur CE titre ! Le chanteur va livrer ici tout simplement l'un des plus beaux titres de cette fin de XXième siècle côté français. Une MERVEILLE de finesse et de légèreté, sur un thème tout simple, mais à l'efficacité redoutable. CHEF D'OEUVRE !

1972...le succès atteint un niveau proprement hallucinant. Chaque titre qui sort désormais est un événement à lui tout seul et le chanteur est tout simplement l'un des plus gros phénomènes du moment. Stupéfiant !

1973...il ne laisse que des miettes à la concurrence, une concurrence qui est incapable de lutter à armes égales avec un chanteur à la réussite proprement insolente. Il y a réussite insolente certes, mais il y a surtout un talent hors norme qui fait à lui seul toute la différence !

1973...et comme si cela ne suffisait pas, il en rajoute encore une couche. Il signe ici l'un de ses titres festifs parmi les plus emblématiques et rentre définitivement dans la légende musicale de cette fin de XXième siècle. Une consécration largement méritée !

1973...c'est une succession incroyable de titres à l'inspiration hors norme. Il y a des fois comme ça dans une carrière des moments de profonde béatitude...

1974...il est devenu le Roi du domaine festif mais il rappelle ici qu'il excelle également dans le domaine Intimiste. Il livre ici un nouveau titre de toute beauté qui flotte littéralement dans l'air et nous fait du bien, tout simplement. MA-GI-QUE !

1974...bon, il lui arrive tout de même de livrer du tout venant. Quoi qu'il en soit, vu son niveau du moment, le tout venant chez lui correspond au meilleur des autres. C'est pour dire...

1974...un léger manque d'inspiration qui ne dure pas longtemps, force est de constater. Retour du succès franc et massif avec ce titre. Et quand on voit ce qui se profile à l'horizon, il n'y a aucune crainte à avoir sur la suite des événements...

1975...le chanteur atteint ici le summum de sa popularité grâce à ce titre gai et festif à souhait et qui restera forcément comme l'un de ses titres majeurs. Pas forcément le plus inspiré mais surement l'un des plus efficaces au niveau secouage de popotins !

1975...il alterne avec une virtuosité évidente les titres rythmés et les titres nettement plus doux. Une polyvalence parmi les meilleures du moment et que peu d'artistes peuvent se vanter de posséder...

1976...et c'est reparti pour le festif ! En ce milieu de décennie 70, personne n'est en mesure de rivaliser avec une telle déferlante de titres d'aussi gros calibre. Mais comment fait-il ?

1976...on se dit qu'à un moment donné, son niveau d'inspiration va forcément commencer à baisser et qu'il ne peut pas continuer indéfiniment sur un tel niveau de réussite. Ce ne sera pas pour tout de suite en tout cas...

1977...même si parfois on frôle la caricature, il n'en demeure pas moins que l'aventure continue d'être exceptionnelle et ce même si le niveau de succès commence quelque peu à faiblir...

1977...les tendance musicales commencent sérieusement à évoluer en cette fin de décennie et l'on sent bien que le chanteur n'y prend pas garde. Attention à ne pas trop faire dans la facilité et a oublier de s'adapter en conséquence...

1978...il s'essaye à d'autres modes, enfin. L'essentiel est préservé et permet au chanteur de rester dans le peloton de tête. On a eu peur...

1978...côté domaine Intimiste, l'inspiration reste de niveau Premium heureusement. Mais il est clair que même dans ce domaine là, les choses évoluent. Attention danger...

1979...une fin de décennie 70 tranquille, avec un niveau de succès certes en repli mais qui se maintient pour l'instant à un niveau suffisant. Espérons que ça dure...

1979...rien d'exceptionnel mais du bon boulot, tout simplement. Une jolie ballade qui ne demande pas grand chose sauf d'être écoutée. C'est chose faite !

1979...période Disco oblige, le chanteur tente de s'adapter et livre un titre Dance qui ma foi tient fort bien la route. Malheureusement, ces efforts ne seront pas vraiment récompensés. Dommage, bien essayé...

1980...quoi qu'il en soit, il ne se décourage en ce début de nouvelle décennie et sa bonne volonté fait plaisir à voir. Il livre ici un titre à la rythmique sud-américaine qui fonctionne parfaitement et qui surtout nous rassure sur son état de forme

1983...une forme trompeuse car il disparaît soudainement des radars pendant 3 ans. Le voici de retour en cette année 1983 avec un titre Intimiste à l'inspiration certaine et qui prouve qu'il n'a rien perdu de son talent. Ouf...

1984...malheureusement, le talent ne suffit pas toujours. Les modes changent, les goûts du public fluctuent en conséquence et ce qu'ils adoraient quelques années avant auparavant devient soudainement ringard. Un syndrome bien connu qui touche dorénavant le chanteur...

1985...il reste populaire quoi qu'il arrive mais il est loin le temps où il trustait les premières places des hit parade. Il lui est de plus en plus difficile de lutter avec des p'tits jeunots qui ont 20 ans de moins que lui en moyenne même s'il sauvera les meubles avec ce titre. Dure loi du métier...

1986...il livre ici un Ultimate Slow de grande qualité mais le jeune public ne regarde pas vraiment dans sa direction. D'où un titre qui va passer quelque peu inaperçu...

1986...puis arrive CE titre ! Un titre qui lui permet d'effectuer un retour fracassant sur le devant de la scène et qui prouve surtout que le talent, ça ne s'évapore pas du jour au lendemain. E-NOR-MI-SSIME !

1987...une décennie 80 qui ne l'aura pas épargné mais qui le voit résister de façon impressionnante. Fort de son énorme succès précédent, il se dit que tout est encore possible. Et pourquoi pas ?

1989...la décennie 70 l'aura consacré comme l'un des plus grands chanteurs français de cette fin de XXième siècle, la décennie 80 lui aura permis de prouver en plus que son talent est multi-générationnel. Ce qui n'est pas le cas de tous les chanteurs de sa génération...

1989...une décennie au sommet de l'affiche, une autre décennie au milieu de l'affiche. On se doute de la position qu'il va occuper la décennie suivante...

1990...la décennie 90 sera malheureusement la décennie de trop. La concurrence est désormais à des années lumières devant lui et il ne s'en rend pas vraiment compte. Les choses vont sacrément se compliquer dans ces conditions...

1990...ce qui est sur, c'est que dans l'Intimiste, les choses évoluent peu d'où sa capacité à mieux résister dans ce domaine. La preuve avec ce titre qui montre une nouvelle fois qu'il lui en reste encore sous la pédale dans ce domaine...

1991...tout miser sur l'Intimiste ne suffira pas à sauver le soldat Fugain. Le décrochage est irréversible et rien, ni personne, ne pourra désormais l’empêcher...

1992...dans cette décennie où tout file à la vitesse de la lumière et où les rythmiques sont folles, comment lutter à armes égales avec ce genre de titre. C'est beau, c'est inspiré mais c'est à des années lumières de ce qu'attendent les d'jeuns comme on dit...

1993...retour à la Dance mais ce qu'oublie le chanteur, c'est qu'on a sauté de décennie. Ce titre aurait pu plaire durant la décennie précédente mais ne correspond en rien aux standards musicaux du moment. Erreur de casting...

1995...la bonne surprise de la décennie. Un peu tardive mais l'on s'en contentera tout de même. Une rythmique nettement plus adaptée qui fait forcément mouche !

1998...un titre indescriptible, hors du temps et surtout des modes. Et pourtant, il a osé. Et ma foi, le résultat n'est pas si ridicule que ça, comme quoi tout reste possible !

1999...déjà 3 décennies passées à chanter et à produire des titres soit exceptionnels, soit à la qualité plus qu'évidente, une véritable prouesse. Pas sur que les artistes qui vont éclore durant la décennie 90 puissent en dire autant dans 20 ans, ça c'est clair !

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