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Forum années 80 & 90

 

 

 

Publié par Nostradam

Hervé Vilard, de son vrai nom René Villard, est un chanteur français dont l’enfance est passablement tourmentée, avec un père qu’il ne connaîtra jamais et une mère qui n’est pas capable d’assumer seule ses enfants. Le jeune Hervé va donc rapidement connaître l’orphelinat puis les familles d’accueil. Enfance et début d’adolescence particulièrement difficiles où il multiplie les fugues.

Il décide de monter à Paris au début des années 60 et c’est la rencontre providentielle avec Daniel Cordier, ancien résistant et secrétaire de Jean Moulin, qui va considérablement changer la donne. Ce dernier devient son tuteur légal et le jeune René peut enfin quitter l’Assistance Publique.

Il trouve alors un petit boulot de disquaire et en profite pour prendre des cours de chant. Des cours de chant qui lui permettent d’être repéré par le label Mercury qui le fait signer et le rebaptise Hervé Vilard.

Un label qui lui permet de sortir un petit 45 tours en 1965 qui porte le nom de…Capri, c’est fini. Et pour un premier essai, c’est un véritable coup de maître. Le disque fait un véritable carton, au point de se vendre à plus de 3 millions d’exemplaires dans le monde ! Véritable carton qui fait littéralement exploser la notoriété du jeune chanteur du jour au lendemain.

La suite va s’avérer plus compliquée à gérer que prévue avec plusieurs 45 tours au succès somme toute relatif. Ce qui ne l’empêche pas de tourner sur les scènes européennes et sa notoriété à l’Internationale est telle qu’il décide d’entamer à partie de l’année 1967 une tournée de 2 ans en Amérique Latine afin de s’y refaire une santé.

Un exil salutaire qui lui permet de revenir en pleine forme sur sa terre natale en fin de décennie. Il sort notamment le 45 tours « Sayonara » en 1969, titre phare qui va se vendre à plus de 550 000 exemplaires. Succès de courte durée malheureusement car tous les disques qui vont sortir dans les années qui suivent ne rencontreront en aucun cas le succès de ce dernier. Retour en Amérique du Sud au début de la décennie 70, continent sur lequel son niveau de popularité ne baisse pas et sur lequel les succès succèdent aux succès.

Il va lui falloir attendre 8 ans pour retrouver les faveurs du public français grâce au single « Nous ». Un Ultimate Slow somptueux qui fait un véritable carton cette année là et va se vendre à plus de 2 millions d’exemplaires dans l’héxagone, une véritable prouesse.

Il récidive deux ans plus tard avec le titre « Reviens », qui n’attendra pas le score de vente hallucinant de Nous mais qui se vendra tout de même à plus d’un million d’exemplaires.

Il connaîtra d’autres succès avec des titres comme « Méditerranéenne » en 1983 et « T’es pas Dietrich » en 1984 mais la fin de décennie 80 va reléguer progressivement le chanteur dans la catégorie ‘Has Been’. Une mise à l’écart qui s’accentuera durant la décennie 90 et qui sera malheureusement irréversible…

A découvrir ou redécouvrir.

Discographie (entre autres...) :

  • Une voix qui t’appelle 1964
  • Capri c’est fini 1965
  • Fais la rire 1965
  • J’ai envie 1965
  • Mourir ou vivre 1966
  • Pedro 1966
  • Jolie ou pas jolie 1966
  • J’ai trop de peine 1967
  • L’avion de nulle part 1968
  • C’est l’amour 1968
  • Elle ne tardera plus longtemps 1968
  • Sylvie des 3 ormes 1968
  • Sayonara 1969
  • Les anges du matin 1970
  • On laisse toujours quelqu’un derrière soi 1971
  • Amore carpo amore bello 1972
  • Pour toi ce n’était rien 1973
  • Elle reviendra 1973
  • Elle était belle 1974
  • Amoureux d’un soir 1974
  • Champagne 1975
  • Si tu ne m’aimes plus 1975
  • Belles 1976
  • Le bateau sur la montagne 1977
  • Reveries 1978
  • Nous 1978
  • J’ai mal je t’aime 1979
  • Reviens 1980
  • Pas pleurer 1980
  • Va pour l’amour libre 1981
  • Je l’aime tant 1981
  • Méditérranéenne 1983
  • Ensemble 1984
  • T’es pas Dietrich 1984
  • Bonjour 1985
  • Claire 1985
  • Venise pour l’éternité 1985
  • Viens 1985
  • Le vin de corse 1986
  • Lila Lilam 1988
  • Amore grande 1990
  • Mamma mia 1991
  • La vie est belle, le monde est beau 1995
  • Simplement 1997
  • Pour la retrouver 1997
René Sans Famille...

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CLIPS 

1964...les débuts d'un pt'tit jeunot qui va devenir en quelques années l'un des artistes parmi les plus en vue. Mais difficile à ce stade d'imaginer l'énormissime carrière qui l'attend...

1965...en 1 an, son destin va littéralement basculer, notamment grâce à CE titre. Il signe ici tout simplement l'un des plus gros titres de la décennie et de toute sa carrière. MA-GIS-TRAL !

1965...une année 1965 exceptionnelle pour l'artiste avec pléthore de titres. Ils n'auront malheureusement pas tous le même niveau de succès que le titre précédent...

1965...quoi qu'il en soit, la carrière de l'artiste est bel et bien lancée. Il ne lui reste plus qu'à dérouler, et pour dérouler, ça va dérouler !

1966...il est clair que son domaine de prédilection est l'Intimiste, domaine dans lequel il excelle et dans lequel il va connaitre ses plus gros succès

1966...malgré des titres à la qualité certaine, il n'arrive pas à rééditer l'exploit de 'Capri c'est fini'. Il faut dire qu'il a mis la barre un peu haute et que réussir la même prouesse va prendre quelque temps...

1966...les titres se succèdent à une vitesse impressionnante. Même si le niveau de succès a baissé quelque peu, le fait d'occuper le devant de la scène lui permet au moins de rester dans la course

1967...après un démarrage de carrière pour le moins fracassant, la suite va s'avérer un peu compliquée à gérer que prévue. Il va lui falloir être patient pour tutoyer à nouveau les étoiles...

1968...il faut dire que son obsession à faire de l'Intimiste lui sert autant que cela le pénalise.Car l'Intimiste de haut niveau nécessite une inspiration de tous les instants et ça, ce n'est pas chose facile tous les jours...

1968...le milieu de décennie 60 l'aura vu éclore, puis exploser. La fin de décennie l'aura vu plutôt faire du sur place. Et pourtant, il ne démérite pas, c'est clair. Il manque juste le petit + qui fait toute la différence...

1968...une année 1968 riche en titres mais la mayonnaise n'arrive toujours pas prendre. Mais il est clair qu'à force d'essayer, il y a bien un moment où le succès, le vrai, va revenir...

1969...il lui aura fallu attendre 4 ans pour renouer enfin avec le succès, le vrai. Comme quoi, il ne faut jamais rien lâcher, une maxime qu'il va faire sienne !

1970...nouvelle décennie et nouveaux défis. Le chanteur va-t-il purement et simplement s'effondrer et disparaître ou au contraire consolider sa place de valeur sure du paysage musicale français. Affaire à suivre...

1971...il ne va pas s'effondrer mais il ne va pas non plus à passer ce palier qui ferait de lui l'un des artistes majeurs de cette fin de XXième siècle côté français. Pourtant ce n'est pas faute d'essayer...

1972...paradoxalement, il est plus populaire de l'autre côté de l'Atlantique que dans son propre pays. Mais il vaut toujours mieux ça que rien du tout comme on dit...

1973...de façon très soudaine, le tempo vient quelque peu de s'accélérer. Il est évident qu'avec lui, ça ne risque pas de durer...

1973...l'aventure continue, titre après titre, année après année, mais il peine à se maintenir en permanence dans l'Elite. Le niveau de succès est comme son niveau d'inspiration, c'est à dire très variable...

1974...il est clair qu'il peut se vanter d'être le recordman des titres Intimistes, ça c'est indéniable. Depuis le début de sa carrière, il ne fait que ça et c'est aussi ce créneau là qui le verra tutoyer plusieurs fois les étoiles. Alors pourquoi changer...

1974...les mélodies les plus simples sont souvent les plus efficaces. Idem pour les paroles. Dans son cas malheureusement, elles sont parfois tellement simples qu'on frôle la caricature, d'où un décalage assez inconfortable avec la concurrence...

1975...quand il sort de sa zone de confort, cela lui permet d'explorer des domaines qui lui vont bien également. Sa stratégie jusqueboutiste de ne faire que dans l'Intimiste l'aura privé d'une carrière qui aurait pu, et qui aurait du, être encore plus grandiose...

1975...reprendre l'un des joyaux de l'Intimiste à savoir le 'I'm not in love' des 10CC sorti la même année est un pari audacieux et hautement risqué tant l'original est proche du Chef d'Oeuvre. Et ma foi, sa version n'est pas si ridicule que ça...

1976...des chansons populaires faite par un chanteur populaire pour un public populaire. Une recette toute simple mais qui aura permis a bon nombre d'artistes français de l'époque de rentrer dans la légende !

1977...en cette fin de décennie 70 où le Disco va régner en maître, il est clair que le peu de titre Dance qu'il fournit le marginalise quelque peu par rapport à une partie de la concurrence qui s'est jetée à corps perdu dans ce nouveau courant. Un nouveau courant qui va tout ravager au niveau planétaire...

1978...plutôt que d'être moyen dans le registre Dance, il préfère le délaisser et espère toujours et encore sortir le titre Intimiste qui lui permettra une nouvelle fois de tutoyer les étoiles. Ce ne sera pas sur ce titre là en tout cas même s'il ne manque de qualité c'est clair

1978...un jusque boutisme qui va payer ! Après avoir signé l'un des plus grands titres Intimistes de la décennie 60, il récidive durant cette décennie 70 avec ce somptueux Ultimate Slow qui le consacre définitivement comme l'un des plus grands chanteurs de cette fin de XXième siècle côté français. Certes dans un registre quelque peu guimauve mais dans ce domaine, il est le meilleur, c'est clair. MA-GIS-TRAL !

1979...la fin de décennie se fera encore sous le signe de la douceur. Le contraire nous aurait quand même sacrément étonné venant de sa part...

1980...il aura été capable de marquer 3 décennies distinctes avec des titres majeurs issus du registre Intimiste, une véritable prouesse. Peu de chanteurs de sa génération peuvent en dire autant, c'est clair. E-NOR-MI-SSIME !

1980...il est capable du meilleur comme du pire. L'inspiration fluctue de façon incroyable entre chaque morceau et c'est une véritable loterie à chaque fois...

1981...il est clair que la décennie 80 va être compliquée à gérer le concernant. Entre lui et les p'tits jeunots qui débarquent tous les jours plus nombreux sur la scène musicale française, le décalage va aller en s'accroissant et ce de façon irréversible...

1981...le décalage n'est pas encore trop flagrant en ce début de décennie mais ça ne va pas durer. Mais il ne sera pas le seul à en faire les frais, la plupart des chanteurs et chanteuses issus de sa génération subiront le même sort...

1983...pour l'instant, il fait mieux que résister et son registre de chansons légères arrive encore à le maintenir à flot. Pas sur que cela dure encore comme ça pendant des années...

1984...trop de morceaux nous renvoient à la décennie précédente. Il a du mal à se situer dans cette nouvelle décennie et l'on sent bien que tout va trop vite pour lui désormais...

1984...il se passe quelque chose, c'est clair. Une sonorité nettement plus tendance, une rythmique qui va bien, bref, la métamorphose. Merci qui ? Merci Didier Barbelivien !

1985...le revoilà revenu une nouvelle fois 10 ans en arrière. Il alterne sans arrêt morceau moderne et morceau désuet, un va et vient permanent qui finit vraiment par lasser le public. Attention au dévissage irréversible...

1985...il y a le Vilard Vintage et le Vilard Tendance. Sur ce coup là, on retrouve avec une certaine satisfaction le Vilard Tendance. Mais avec lui, tout peut changer très rapidement...

1985...bon, bah là, c'est le Vilard Vintage qui revient en force. La sonorité a beau être tendance, cela ne fait pas tout malheureusement. Mais qui lui en voudrait, il est comme ça et on ne le refera pas, c'est clair !

1985...retour en mode Intimiste. Même si ce titre est sympathique, la concurrence s'est elle aussi emparée de ce domaine et il est clair que ce qu'il propose aujourd'hui n'a pas le niveau suffisant pour espérer finir en tête du Top50

1986...il ne prend vraiment pas la mesure du monde qui change autour de lui et qui le relègue petit à petit sur le bord du chemin. Dure loi du métier...

1988...il continue son petit bonhomme de chemin sans trop se soucier du monde qui s'écroule autour de lui. On ne peut que saluer cette volonté d'y croire toujours et encore mais l'on sait pertinemment comment tout cela va se finir malheureusement...

1990...il aura traversé la décennie 60, puis la décennie 70, puis la décennie 80 et le voilà qui entame tranquillement la décennie 90. La décennie 80 lui aura permis de nager entre 2 eaux et de sauver l'essentiel. Pas sure que la décennie 90 soit aussi clémente avec lui...

1991...il est clair qu'il ne peut plus espérer grand chose. Dans une décennie qui file à la vitesse de la lumière, son style et sa sonorité sont trop vintage et il est clair que le public est allé voir ailleurs depuis déjà quelques années...

1995...il essaye de s'adapter aux nouvelles tendances mais c'est quasiment mission impossible. Il est désormais trop typé 'décennie 70' et le jeune public ne voit en lui qu'un vestige du passé, certes glorieux, mais complètement dépassé malheureusement

1997...la production de titres ralentit de façon mécanique car plus personne ne croit en lui en cette fin de décennie 90. Mais peu importe, lui y croit encore. Et pourquoi pas...

1997...ce qui ne l'empêche pas de continuer l'aventure contre vents et marées. Déjà plus de 30 ans de carrière, une longévité qu'il est tout de même bon de saluer et qui fait de lui l'un des meilleurs de sa génération et ça, personne ne pourra lui enlever !

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