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Radio 80

Made In 80

 

 

 

Publié par Nostradam

Boney M est un groupe d’origine caraibéenne créé en 1976 par le producteur-chanteur-compositeur allemand Frank Farian, de son vrai nom Franz Reuther. Groupe composé à l’origine des chanteuses jamaicaines Liz Mitchell et Marcia Barrett, de Maizie Williams originaire de l’ile de Montserrat et de Boby Farrell originaire de l’ile d’Aruba.

Le nom de groupe Boney M serait inspiré en vérité de la série australienne Boney datant du début des années 70. Le ‘M’ aurait simplement été rajouté après ‘Boney’ car cela sonnait bien aux oreilles de Farian.

C’est Farian lui-même qui va chanter sur le premier titre du groupe « Baby do you wanna bump » qui va sortir en 1975. C’est lui d’ailleurs qui chantera sur tous les autres titres. Bobby Farrell servira uniquement de doublures pour les clips et les shows. Le titre remporte un certain succès notamment aux Pays-Bas. Et c’est ainsi que Farina décide d’embaucher une ‘troupe’ pour promouvoir les disques, notamment à la télévision.

Le premier album « Take the heat of me » sort en 1976. Seules Liz Mitchell et Marcia Barrett auront participé à l’enregistrement vocal du disque avec Farian. Les 2 autres, Williams et Farrell, étant considérés comme trop mauvais, vocalement parlant.

Les débuts sont plutôt laborieux et le groupe se contente de tourner dans les discothèques. C’est grâce au producteur télé Michael Leckebush que tout va s’accélerer lorsqu’il les invite à passer dans son show télévisé Musikladen. Nous sommes le 18 Septembre 1976. Le groupe, en costumes de scène, interprète « Daddy cool ». Les spectateurs sont carrément scotchés et le titre devient un véritable phénomène en Allemagne. Puis devient très rapidement un véritable phénomène planétaire. La notoriété du groupe explose littéralement.

Sort dans la foulée « Sunny » (une reprise du titre de Bobby Hebb datant de 1966), un nouveau titre qui va connaître quasiment le même niveau de succès phénoménal que son prédécesseur. Le groupe devient alors l’un des plus gros phénomènes du moment et les ventes d’album explosent du jour au lendemain.

Un an plus tard en 1977 sort l’album « Love for sale », album qui va faire encore plus fort que son prédécesseur. Les scores de ventes sont hallucinants notamment grâce au titre phare « Ma baker », titre qui sera quasiment N° 1 partout dans le monde. Et dans une moindre mesure le titre « Belfast » qui enregistrera toutefois des scores de ventes lui aussi impressionnants.

Mais c’est l’année 1978 qui restera comme leur meilleur cru avec l’album « Nightflight to Venus », album de tous les records et dont sera extrait 3 gigantissimes hits que sont « Rivers of Babylon », « Rasputin » et « Mary’s boy child - Oh my lord ». La Boneymania est planétaire et le groupe règne quasiment sans partage sur tous les Dancefloor. A tel point que le groupe aura même son laisser-passer pour effectuer une tournée dans l’ex Union Soviétique, chose exceptionnelle pour l’époque.

1979 voit la sortie du single « Hooray ! Hoorya ! It’s a holi-holiday » qui caracole lui aussi au sommet des Charts, bien que son niveau de succès ne soit pas comparable aux titres sortis l’année précédente. Sort dans la foulée l’album « Oceans of fantasy », qui malgré son niveau de succès quasi équivalent aux autres, marque une première décélération du groupe par rapport aux deux années précédentes. Album dont sera extrait principalement le titre phare « Gotta go home ». Au succès notoire mais bien en deçà du niveau des précédents.

Le passage aux années 80 va s’avérer plus compliquée à gérer que prévu. Le phénomène Boney M commence à s’essoufler et la concurrence devient de plus en plus rude.

Cela ne les empêche pas d’enregistrer de nouveaux scores de ventes impressionnants sur la compilation « The magic of Boney M – 20 golden hits » qui sort en 1980. Dont le plus gros titre sera l’inédit « I see a boat on the river ». Un autre single « Children of paradise », hors album, sort lui aussi la même année et connaît un succès certain.

L’année 1981 voit la sortie de l’album « Boonoonoonoos », album de la rupture. D’abord par des scores de ventes en déclin et surtout par le renvoi de Bobby Farrell jugé plus assez fiable. Un renvoi qui va priver le groupe de toute nouvelle prestation scénique d’où les scores de ventes médiocres.

Reggie Tsiboe remplace Farrell à partir de 1982 mais la copie ne vaut pas l’original. Et même si Farrell ne chantait pas réellement, ses prestations scéniques contribuaient largement au succès de tout nouveau titre. Du coup, tous les titres qui sortiront en 82 et 83 ne connaîtront que des scores de ventes assez limités, reléguant doucement mais sûrement le groupe aux oubliettes.

L’album « Ten thousand lightyears » qui sort en 1984 ne va marcher qu’en Allemagne et ne produira aucun hit de renom. Par contre la compilation « Kalimba de luna – 16 happy songs », qui sort la même année, va produire leur dernier hit majeur « Kalimba de luna ». Qui est en vérité une reprixe de luxe titre de Tony Esposito. Et dans une moindre mesure, « Happy song », une nouvelle reprise de luxe du titre des Baby’s Gang, connaîtra lui aussi une certaine réussite. Farrell en profite pour réintégrer le groupe.

Un dernier album « Eye dance » va sortir en 1985 mais le niveau d’inspiration de Farian, tout comme son niveau d’implication, sont au plus bas, le résultat sera sans appel : échec cuisant. Scellant ainsi définitivement la fin du groupe. Et le single « Young, free and single » qui sortira la même année n’y changera rien.

Quoi qu’il en soit, Bony M restera pour toujours l’un des groupes majeurs de cette fin de XXième siècle, pas forcément par la qualité musicale de ses titres mais surtout par sa capacité quasi inégalée à faire danser les gens. Et ça, peu de groupes peuvent en dire autant !

A découvrir ou redécouvrir.

Discographie (entre autres...) :

  • Baby do you wanna bump 1975
  • Daddy cool 1976
  • Sunny 1976
  • Ma Baker 1977
  • Still I'm sad 1977
  • Belfast 1977
  • Rivers of Babylon 1978
  • Brown girl in the ring 1978
  • Rasputin 1978
  • Mary’s boy child – Oh my Lord 1978
  • Dancing in the street 1979
  • Painter man 1979
  • Voodoonight 1979
  • Hooray ! Hooray ! It’s a holi-holiday 1979
  • Gotta go home 1979
  • I’m born again 1979
  • I see a boat on the river 1980
  • My friend Jack 1980
  • Children of paradise 1980
  • Felicidad 1980
  • Malaika 1981
  • We kill the world 1981
  • Little drummer boy 1981
  • The carnival is over 1982
  • Going back west 1982
  • Zion's daughter 1982
  • Jambo – Hakuna Matata (no problems) 1983
  • Somewhere in the world 1984
  • Kalimba de luna 1984
  • Happy song 1984
  • My chérie amour 1985
  • Young, free and single 1985
  • Bang bang Lulu 1986
  • Everybody wants to dance like Josephine Baker 1989
  • Stories 1990
  • Papa Chico 1994
  • Felicidad America 2009
Papa tranquille et les 3 rivières de Babylone...

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CLIPS 

1975...voici venir ce qui va devenir l'un des plus gros phénomènes Dance de tous les temps. Mais à ce stade, personne ne le sait encore. Même pas eux...

1976...la Dream Team ! 3 chanteuses de charme pour assurer la partie vocale, 1 vrai-faux chanteur déjanté pour faire le show, une alchimie parfaite qui va faire des merveilles. En commençant par ce titre oufissime. CUL-TI-SSIME !

1976...c'est désormais une déferlante de hits Dance oufissimes qui va s'abattre sur le monde et mettre le feu pendant 10 ans à tous les Dancefloor de la planète...

1977...on reprend les mêmes et on recommence. Plus rien, ni personne ne va pouvoir arrêter cette Boneymania qui submerge littéralement le monde entier. HA-LLU-CINANT !

1977...étonnamment certains titres passeront tout de même 'à travers'. Quoi qu'il en soit, rien d'inquiétant à ce stade les concernant, ça c'est certain...

1977...le 'petit' méga hit de l'année. Mais c'est pour mieux repartir l'année d'après avec cette fois-ci non plus 2 hits intergalactiques, mais 3 !

1978...leur 'Joconde'. Le méga hit des méga hits ! Ils signent ici tout simplement le plus gros succès de toute leur discographie et surement l'un des plus gros hits Dance de tous les temps !

1978...impossible de rivaliser avec le joyau précédent mais ce titre là s'en sortira tout de même haut la main. L'essentiel est préservé...

1978...ils récidivent direct côté méga hit avec ce titre au thème complètement surréaliste où Farrell peut se la donner à cœur joie dans le côté totalement déjanté...

1978...exceptionnellement, les voici en mode Intimiste sur un titre tout en finesse et en douceur. Un titre ou Farrell cette fois-ci fait bien pâle figure...par la force des choses...

1979...le premier titre de l'année 1979 va passer quelque peu inaperçu. Il y en aura peu des comme ça mais il y en aura quand même...

1979...un début d'année 1979 où on les voit vraiment à la peine, fait pour le moins inexplicable. Alors, tendance de fond ou trou d'air passager ? Bonne question...

1979...un titre qui ne sortira qu'au Japon d'où un rayonnement forcément des plus limités. Stratégie restrictive pour le moins étonnante...

1979...à l'inverse, celui-ci permet au groupe de retrouver instantanément sa place de leader incontesté du Dancefloor planétaire. On savait que le coup de mou n'allait pas durer !

1979...encore un titre parmi les plus emblématiques. Une inspiration toute spéciale dédiée uniquement à la Dance et qui produit hit oufissime sur hit oufissime

1979...il est toujours très étonnant de les voir en mode Intimiste. Un mode en complet décalage avec ce qui a fait leur fortune et leur gloire. Et ça marche aussi !

1980...le changement de décennie va s'avérer plus compliqué à gérer que prévu. Les modes, les goûts, tout comme les mentalités évoluent et le groupe va avoir du mal à suivre...

1980...pas de dévissage sévère dans les Charts pour l'instant mais il va tout de même falloir faire attention. Il va falloir se réinventer et vite...

1980...ils alignent toujours hit sur hit mais ils ne jouent plus dans la Ligue des Champions. Une rétrogradation qui sera quasi irréversible...

1980...le dernier hit de l'année. Le groupe s'accroche, résiste et se maintient à flot. Mais pour combien de temps encore...

1981...le déclin est en marche, c'est inéluctable. Mais ce que propose le groupe est toujours sympathique et l'on s'en contente largement...

1981...un titre complètement à part, en total décalage avec leur style habituel. Quand le groupe se lance dans l'humanitaire, le résultat est...déroutant !

1981...ils nous revisitent ici le célébrissime 'Carol of the drum' datant de 1941 et composé par Katerine Kennicott Davis. Une version qui tient ma foi fort bien la route et qui leur permet surtout de montrer une autre facette de leur talent...

1982...dans la série des reprises de luxe, ils revisitent maintenant le titre des Seekers datant de 1965. Et comme précédemment, le résultat est largement à la hauteur !

1982...malheureusement plus ça va et moins ça va. Le sommet des Charts disparaît de plus en plus de la ligne d'horizon. Le groupe n'est plus que l'ombre de lui-même...

1982...une année 1982 qui ne restera pas comme leur meilleur Millésime côté Charts, ça c'est clair. Même les titres spécial Noel n'arrivent pas à les remettre à flot...

1983...on frôle même la caricature. Le groupe est de plus en décalage par rapport à son époque et son style commence vraiment à faire désuet...

1984...alors qu'on pensait voir arriver la porte de sortie définitive pour le groupe, le voici qui relève la tête de façon pour le moins spectaculaire. Comme quoi, rien n'est jamais fini...

1984...puis arrive ce titre, le titre de la dernière chance qui leur permet de recoller temporairement et de façon éclatante au peloton. Mais ça ne va pas durer...

1984...dans un style nettement plus en adéquation avec les nouveaux standards Dance de l'époque. Malheureusement, il est déjà trop tard pour le groupe...

1985...nouvelle reprise de luxe avec cette fois-ci cette version revisitée du titre de Stevie Wonder datant de 1969. Sympathique une nouvelle fois mais pas suffisant pour espérer un éventuel retour en grâce...

1985...le dernier 'petit' hit d'une aventure absolument exceptionnelle et qui aura laissé dans l'histoire musicale de ce XXième siècle une multitude de titres Dance d'anthologie. Quelle prouesse !

1986...l'aventure va continuer un tant soit peu mais loin, très loin des strass et des paillettes. Il est clair que le groupe ne fait plus que de la figuration désormais...

1989...ils vont même tenter le mode Hi-NRJ en espérant que cela puisse inverser le cours du temps. Mais une nouvelle fois cela na changera rien à la donne...

1990...ils vont même tenter le passage à la décennie 90. Et sur ce coup là le résultat va dépasser les espérances de façon pour le moins inattendue...

1994...après 'Kalimba de Luna', ils reprennent une nouvelle fois un titre de Tony Esposito, titre datant de 1985. Le succès ne sera pas vraiment au rendez-vous cette fois-ci...

2009...on pensait l'affaire définitivement pliée et les voici de retour près de 15 ans après. Un retour totalement inattendu et qui ravira au plus haut point les fans de base...

Top Bonus : Kalimba de Luna, l'original. On s'aperçoit que la version des Boney M est copié à la perfection

Top Bonus : 2021...une version ultra Dance d'un titre qui l'était déjà plus ou moins. Ou comment faire du neuf avec du vieux...

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